Abime de Beaumont - Groupe Spéléo du Redan asbl

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Comptes-rendus des activités :
28 janvier 2017 Abîme de Beaumont:
 
 
On arrive au parking avec une vue magnifique. Il fait frais mais beau, on mange nos tartines et on s' équipe. Robin commence a équiper mais je dois reprendre parce qu'il est trop grand pour pouvoir passer tête en premier pour ouvrir la porte. Je prend l' équipement et tout va raisonnablement bien jusqu'à ce que équipe le grand puit. La, faut équiper en opposition assez confortable, mais faut utiliser un AN chiant. Comme ma sangle est juste trop courte pour que le mousqueton travaille bien, j' utilise mon 52Kn (il résiste a presque tout). Je continue la descente et on tombe sur quelques points qui ne sont pas mis au meilleur endroit, mais bon on fait avec.
Une fois arrivé en bas, on continue jusqu'à l' escalade on je monte le plus gentiment possible pour que la corde en fixe ne frotte pas trop. La j' équipe l' autre coté en me disant qu'il y a tellement moyen de mieux équiper les points qui sont sur place. On continue jusqu'au bout et on retourne après une petite pause devant le beau mur. Arnaud déséquipe et on sort sans vrais problèmes.








Participant: Piet, Arnaud, Robin, SteF
CM fait par: Piet
 
L'Abîme de Beaumont, la grotte chelou*
 
 
Date : 28/01/2017
 
Participants : Arnaud, Robin, Piet, SteF (auteur du CR)
 
TPST : 4 h 30 min
 
 
En ce beau samedi ensoleillé nous nous mettons en route vers la vallée de l'Ourthe pour visiter une "petite grotte après la période d'examens".  Programmation d'un arrêt au supermarché le plus proche d'Esneux pour le lunch, mais TomTom nous envoie vers un endroit qui n'existe pas.  On en trouve un 2 km plus loin donc tout va bien et en bonus on a gagné la visite d'un joli coin vallonné qui invite à retourner y faire des promenades.
 
 
L'endroit où se garer et se changer propose une magnifique vue sur Esneux et la vallée.  On en profite pour un lunch with a view et pour préparer les kits.  Aucun de nous n'avait visité cette grotte auparavant, dans ce genre de cas même trouver l'entrée peut se révéler folklorique.  On la trouve à la seconde tentative, ce qui est plutôt une bonne performance.  Les coordonnées publiées sur les sites web décrivant la grotte sont correctes, et il suffit quasiment d'y aller en ligne droite depuis le belvédère, le sentier part de là.
 
 
Première surprise : pas de grille à l'entrée.  Bizarre.  Sommes-nous au bon endroit ?  Un panneau UBS fixé au mur nous rassure, mais un doute subsiste.  Robin part en tête pour équiper, en commençant dès la tête du premier puits.  Celui-ci se pratique très bien en oppo donc après coup, on aurait pu économiser un peu de corde.  En effet, ce puits se pratique en oppo sans soucis à la descente mais il faut des bons bras à la montée car le dernier mètre et demi manque un peu de prises pour les pieds.  Robin trouve la grille en bas de ce premier puits.  Il devrait y aller tête la première pour déverrouiller le cadenas, et puis se retourner pour franchir pieds en premier ladite grille qui ouverte bloque encore la moitié du passage, nous dit-il, pour ne pas se mettre en danger vu qu'il ne sait pas ce qui suit.  C'est chelou.  Comme Robin est grand il doit quasiment ressortir complètement pour la manœuvre, Piet qui est plus souple prend le relais, c'est plus simple.
 
 
Avec Arnaud on attend à l'extérieur qu'on nous appelle, rien ne sert de s'entasser inutilement dans des étroitures.  Dès qu'il y a de la place pour chacun Robin nous appelle.  J'y vais, Arnaud ferme la marche en transportant le kit secours.  Cette grotte nécessite un esprit d'équipe bien développé car les passages étroits à l'entrée requièrent de se passer les kits, de guider les pieds vers les appuis sans visibilité, de se tirer, de se pousser ou de servir de marchepied vivant.  Robin m'indique de me présenter pieds en avant sur le ventre pour passer sous la grille ouverte, en faisant attention car à l'arrivée la suite sera sous moi vers le bas.  Il guide mes pieds et tout va bien.  Robin avance d'un cran à un endroit où il y a de la place pour se retourner, et me voilà assis à contempler la grille.  Arnaud arrive dans le bas du 1er puits où avec son gabarit lézard il peut se retourner dans tous les sens à sa guise, chose qui n'était pas mon cas.  Pendant que Piet se bat avec l'équipement chelou de la tête du P25, j'ai tout le temps d'admirer cette grille faite de tubes inox soudés, une belle réalisation de la CPA toutefois c'est bête qu'une fois ouverte elle obstrue encore tant le passage.  Une question me traverse : mais pourquoi y a-t-il un profilé en U dans le bas de la grille alors que tout le reste est fait de tubes ?  C'est chelou.  Puis je vois qu'au milieu de la grille il manque des soudures... mais non, TILT : c'est une grille articulée !  Il suffit de lever une partie hors du profilé en U pour la débloquer et elle pivote !  Et voilà la grille complètement ouverte, permettant fort probablement un passage tête en avant.  Ceux qui lisent ceci gagneront une demi-heure de chipotages !
 
 
Vient alors le passage le plus difficile, la Baïonnette Infernale : un coude à 90° vers la gauche qui donne dans le coin supérieur d'une diaclase donc une ouverture à 90° vers le bas et vers la droite, un tout petit peu en haut et pas du tout à gauche...  Je ne suis pas certain de passer.  Robin a sukkelé mais il est passé, ça me rassure.  C'est à mon tour.  La progression se fait évidemment pieds en avant.  Je commence sur le dos, je passe mes jambes dans le coude tout en pivotant pour mettre mon profil gauche en bas.  Je suis dans le coude, première difficulté franchie.  J'observe la suite, il va falloir faire gaffe à une bosse dans la paroi qui rend le passage étroit.  Robin m'indique de passer ma tête en-dessous.  J'avance en faisant attention à ce que mon descendeur ne me coince pas (le reste de la quincaillerie ayant été rangé hors de possibilité de me coincer), et j'arrive donc plus loin profil gauche en bas, les jambes sorties de l'étroiture à 90° dans la diaclase, mais à l'horizontale.  Là il va falloir simultanément tourner ces jambes vers le bas et sortir de l'étroiture sur le dos en évitant le coinçage du casque par la bosse.  Robin me fournit une aide indispensable en guidant mes jambes, les derniers 50 cm se font en pivotant le corps et baissant la tête sous la bosse et en glissant vers le bas.  J'arrive quasiment d'un coup en oppo dans la diaclase, ouf c'est passé !  Je suis toujours longé uniquement dans la corde amont, une situation bien mais pas top.  Je parviens finalement quand même à me longer dans une ganse de la tête de puits malgré que les ancrages soient loin.  La remontée s'annonce intéressante...
 
 
Une fois sur la corde de descente, j'appelle Arnaud qui me fait passer le kit.  Je lui décris toute la situation et il s'engage.  Je lui guide les pieds dans les prises pour l'oppo et il franchit l'étroiture sans difficultés, en passant même la tête au-dessus de la bosse et en faxant son corps dans les 20 cm laissés entre la bosse et la partie opposée de la paroi.  La suite du puits est une verticale sans difficultés particulières.  Par rapport au descriptif qui parle d'un seul fractio, il est à noter que le P25 est fractionné plusieurs fois, tête + 4 fractios cette fois-ci (dont un derrière un coin), et qu'il semble tout de même faire beaucoup plus que 25 mètres, sauf si on considère qu'en fait le P25 est suivi immédiatement d'un P15 alors tout s'explique.  Le noeud de bout de corde touche exactement le sol à l'endroit où elle n'est plus nécessaire.  Heureusement on avait une C66 et pas une C55 comme indiqué dans la fiche d'équipement.
 
 
Une fois en bas dans la 1ère salle, on admire les concrétions, il y a un magnifique orgue avec des draperies, et une énorme formation stalagmitique qui a cassé et qui s'est coincée dans le plafond, c'est fort joli !  Dans la salle suivante on découvre le Pas du Montagnard, décrit comme "à franchir en escalade".  Heureusement une corde en équipement fixe est présente, on s'en sert pour installer la nôtre.  Pendant que Piet équipe, on cherche sans trouver par où il eût été possible d'escalader cet obstacle.  Une possibilité aurait pu être de de lancer une corde tel un lasso sur une stalagmite en haut...  Tant la corde en fixe que notre corde frotte un peu sur la convexité de la paroi, on a bien fait de prendre une corde plutôt robuste plutôt que de la 8,5 mm pour cet obstacle.  A la descente de l'autre côté, de la prudence est requise dans le positionnement pour éviter les frottements également, ça se termine en grand écart, c'est assez fun.
 
 
La suite est une visite avec des passages à 4 pattes, une stalagmite dans le fondement d'un des membres de l'équipe, des belles concrétions, 50 cl d'eau en tout et pour tout alors qu'on pensait avoir au moins 2 l dans les kits, bref de la spéléo avec ses plaisirs et ses frayeurs.  Il semble y avoir de belles choses dans une partie nécessitant une escalade mais ce ne sera pas pour cette fois-ci.
 
 
On organise la remontée, je préviens tout de suite que vu qu'à la descente la gravité m'a aidé à passer de la baïonnette à la tête du P25, il me faudra très certainement de l'aide en aval et peut-être en amont, je me mets donc en sandwich entre Robin et Piet et pour fermer Arnaud déséquipe.  Pour le déséquipement de notre corde du Pas du Montagnard, un ancrage de rappel pourrait être une chouette amélioration d'équipement.  Comme j'ai un peu froid je passe devant pour me réchauffer, j'attendrai Robin à vers le milieu du "P25" (ou plutôt en pied du P25 / tête du P15) où il y a une zone d'attente sûre.  A la descente je m'étais presque coincé car j'avais présenté le mauvais profil, à la remontée je suis passé tourné à 90° vers la droite et ça marchait mieux.  Robin le sent mieux à 90° vers la gauche et il reste coincé : plus moyen de pédaler.  Je le tire sur 1/2 m et ça passe.  On regarde un peu mieux les environs : il y a un 2ème trou à côté qui semble beaucoup plus grand, mais où sont les amarrages ?  En se penchant bien, il semble y en avoir un, à une position chelou par rapport au puits évidemment.  A essayer par la prochaine équipe qui y va, ça ferait donc un 5ème fractio.  Robin passe devant et fait le rétablissement entre le sommet du P25 et la baïonnette sans difficultés.  J'y vais, j'analyse, je tente quelques mouvement mais rien de satisfaisant : il me manque une prise de pied à un endroit précis pour me hisser dedans.  J'appelle Piet qui monte sur la corde et vient mettre son épaule exactement là où j'ai besoin d'un appui.  En 3 secondes la difficulté est franchie, merci Piet !!  Au passage je me fais néanmoins super mal au dos, je parviens toutefois à sortir de la baïonnette non sans me contorsionner.
 
 
Dans le petit puits d'entrée je tente la montée en oppo mais faute de trouver des prises de pied, je manque de bras pour le dernier mètre et demi.  Plutôt qu'installer mes agrès sur la corde, Robin me renvoie l'ascenseur et cette fois c'est lui qui me tire sur 1/2 mètre.  On est tous les deux dehors : il fait encore clair, on tombe sur un type qui cueille je ne sais quoi, un peu surpris par notre présence mais qui connaissait l'existence de ces grottes.  Le temps qu'on fasse une sieste dans les feuilles, Piet et Arnaud franchissent la baïonnette sans problème grâce au fait qu'ils se sont tirés entièrement sur leurs bras pour le rétablissement.  Après discussion, un ancrage judicieusement installé pour accrocher un étrier serait le bienvenu sur le petit puits à l'entrée et au sommet du P25, il aiderait beaucoup tant celui qui équipe que ceux qui manquent un peu de bras.  A 17:30 tout le monde est sorti, et à 19:30 on est à Bruxelles.
 
 
Bref, une bonne mise en jambes pour 2017, avec quelques suggestions en tête à faire à l'UBS pour l'amélioration des ancrages, et comme d'habitude deux fois plus de TPST qu'évalué :-)
 
 
Kit emporté :
 
·         C66 de l'entrée jusqu'à la 1ère salle.  Ne pas prendre de la corde Type B, il y a des endroits où elle risquerait de s'abîmer.
 
·         C28 bien robuste pour le franchissement du Pas du Montagnard
 
·         20 mousquetons
 
·         10 plaquettes
 
·         une poignée de sangles, un AS qui a servi !
 
·         une corde de secours et un bidon de secours
 
·         trop peu d'eau
 
 
Feedback kit :
 
·         la C55 indiquée dans la fiche d'équipement n'aurait pas été suffisamment longue, compte tenu de la façon dont on a équipé
 
·         une C28 pour le Pas du Montagnard est impec cependant il convient d'en utiliser une qui résiste au léger frottement inévitable contre la paroi
 
·         on n'est pas tombés en panne de moustifs & plaquettes
 
 
 
* louche, en verlan
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le 12 Août 2017

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